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La Comtesse de Segur

 

 

 

Cette œuvre publiée en 1868 est dédicacée à Françoise de Pitray, fille d'Emile et d'Olga, née de Ségur. Illustrée de 90 vignettes par Horace Castelli elle nous fait rencontrer tout un univers de paysans, de vrais et faux aristocrates, de militaires.

Dès les premiers paragraphes nous rencontrons l'orgueilleuse Félicie d'Orvillet. Elle n'a pas envie d'aller rendre visite aux " pauvres Germain " dont un enfant est malade, déclarant qu'on pourrait bien y envoyer " des gens de la ferme ".

Elle finit tout de même par y aller et c'est en rentrant, seule, qu'elle fait la rencontre de Diloy qui, devant l'impertinence de l'enfant et aussi parce qu'il avait " du fil en quatre dans la tête ", la " corrige " en déclarant : " j'affectionne les enfants, mais quand ils sont méchants, je les corrige, toujours par affection ".

La rencontre entre Diloy et Félicie (Illustration de Horace Castelli, Hachette, Bibliothèque Rose)

Diloy rendra un immense service à la famille en capturant, au péril de sa vie, un ours qui s'était échappé d'une ménagerie.

Arrive sur scène le frère de Mme d'Orvillet, le Général d'Alban, venu rendre visite à sa sœur.

En bon militaire il souhaite corriger Félicie de son orgueil mais pas à la manière de Diloy qui l'a proprement fessée (une illustration de la scène par André Pécoud, dans les années 30, soulèverait peut-être l'indignation aujourd'hui). Il veut aussi débarrasser sa sœur du voisinage du " faux baron " de Castelsot et de sa famille dont les deux enfants Clodoald et Cunégonde (cette dernière si différente de la bonne et pétulante Mlle Cunégonde Primerose de Après la Pluie le Beau Temps) ! ont une très mauvaise influence sur Félicie. Chassés, les Castelsot émigreront en Amérique où ils finiront massacrés par les indiens !


Emigrations pour l'Amérique (par Ed. Riou, Le Monde Illustré 26/12/1857)

Coup de théâtre : Diloy et le général se connaissent. Quand il était colonel en Algérie le général a eu la vie sauve grâce à Diloy, employé alors chez un colon et qui a mis en fuite "trois Arabes qui l'avaient attaqué un peu rudement ".

Diloy sauve le Colonel d'Alban (Illustration de Horace Castelli)

Le général lui procurera un emploi chez Mme d'Orvillet elle-même après que Félicie se soit amendée, grâce à lui bien sûr et aussi grâce à Gertrude, cousine des enfants qui est dans l'œuvre de la Comtesse de Ségur un autre avatar de sa chère petite-fille Camille de Malaret.

Comme d'habitude tout cela se terminera par des mariages, y compris celui du vieux valet de chambre du général qui épousera la bonne des enfants.

 

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