//

RETOUR SOMMAIRE

domestiques

 

domestiques

 

 

Les domestiques occupent une grande place dans l'œuvre de la Comtesse de Ségur - comme ils occupaient une grande place dans la société du XIX° siècle où le moindre petit bourgeois a au moins une bonne comme on le voit chez Maupassant, Flaubert, Balzac, Zola et tant d'autres auteurs.

 Bien sûr seules les familles de la " bonne bourgeoisie " et de l'aristocratie ont des bonnes d'enfants. Les enfants les nomment "ma bonne ". Certaines sont "bonnes " et apportent sécurité et bien-être. La bonne de Geneviève dans Après la Pluie le Beau Temps sait bien que l'enfant se fait toujours accuser par son cousin Georges des sottises que celui-ci a faites, mais elle ne connaît que la résignation : " C'est toujours comme ça, murmura la bonne ; c'est lui qui fait les sottises, elle sera grondée et lui n'a rien. " Il en est d'excellentes comme Elisa dans Les Petites Filles Modèles dont le personnage est calqué sur une bonne des enfants de la Comtesse.

Il en est de faibles comme Lucie, la bonne de Sophie dans Les Malheurs de Sophie qui conseille à l'enfant (4 ans !) de "manger en cachette ce que sa maman lui défendait. " D'autres sont méchantes, comme Mina, la bonne de Christine des Ormes (François le Bossu).

Certains domestiques sont bons, voire excellents comme Barcus "la crème des Basques " (Jean qui Grogne et Jean qui Rit). d'autres sont médiocres ou même très mauvais, voleurs menteurs, ivrognes, etc. On pense à Mademoiselle Justine (Comédies et Proverbes), aux domestiques du Comte de Trémilly (Pauvre Blaise) et à tant d'autres.


Les méchants domestiques du Comte de Trémilly se moquent de Blaise (illustration de H. Castelli)

Caroline, la bonne de M. Georgey (Le Mauvais Génie) est autoritaire et dévouée, mais peu maline. Sa sœur, Pauline, "bonne, active et agréable " épousera Frédéric. " Ils sont aussi heureux qu'on peut l'être en ce monde " dit Sophie.

Prudence Crépinet (une Bécassine avant la lettre) la bonne des Gargilier accompagne Innocent et Simplicie à Paris et finit par épouser Coz (Les Deux Nigauds).

Gribouille, de son vrai nom Babylas Thibaut dans La Sœur de Gribouille est un " innocent " dévoué jusqu'au sacrifice.

Betty la bonne de Mme Mac'Miche dans Un Bon Petit Diable se fait complice de Charles car elle s'indigne des mauvais traitements que Mme MacMiche fait subir à l'enfant. Elle le suit même dans le bagne d'enfants Old Nick (un des noms du diable en anglais)où Mme MacMiche l'a enfermé (rappel de David Copperfield). Elle épousera le charretier Donald et tiendra la ferme que Charles achètera grâce à l'argent de son héritage. Pas d'enfant.

Azéma, femme de chambre dévouée et insolente de Mademoiselle Primerose (Après la Pluie le Beau Temps).

Croquemitaine, c'est le surnom de la bonne de Madame Bonbeck " dans Les Deux Nigauds parce qu'elle a toujours l'air de vouloir avaler tout le monde ". On ne connaît pas son vrai nom.

Ceux là étaient bons, parfois un peu ridicules, mais d'autres sont à fuir comme la peste : Rose (La Sœur de Gribouille) fait tout ce qu'elle peut pour nuire à Caroline. Même les domestiques " supérieurs " peuvent être dangereux, on pense entre autres à M. Boissec (quel nom !) intendant du futile Comte de Pufières qui corrompt Jeannot en en faisant son homme de main (Jean qui Grogne et Jean qui Rit).

Rien n'existe pour protéger le pauvre Torchonnet domestique - esclave - de Bournier dans L'Auberge de l'Ange Gardien

 

RETOUR PERSONNAGES ET THÈMES

Faites nous part de vos critiques et suggestions

Écrivez au Webmaster