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La Comtesse de Segur

LIRE LE GENERAL DOURAKINE EN LIGNE :

1 - De Loumigny à Gromiline
2- Arrivée à Gromiline
3 - Dérigny tapissier
4 - Mme Papofski et les petits Papofski
5 - Premier démêlé
6 - Les Papofski se dévoilent
7 - Le complot
8 - L'arrivée de l'autre nièce
9 - Triomphe du général
10- Causeries intimes
11- Un gouverneur trouvé
12- Ruse du général
13- Premiers pas vers la liberté
14- On passe la frontière
15- La laitière et le pot au lait
16- Visite qui tourne mal
17- Punition des méchants
18- Récit du prince forçat
19- Evasion du prince
20- Voyage pénible.heureuse fin
21- L'ascension
22- Fin des voyages. Chacun chez soi
23- Tout le monde est heureux. Conclusion.

 

 

Publié la même année (1863) que l'Auberge de l'Ange Gardien, Le Général Dourakine est dédicacé à Jeanne de Pitray, fille d'Émile de Pitray et d'Olga née de Ségur. L'ouvrage est illustré de 100 vignettes dues à Émile Bayard.

On pourrait presque dire que ces deux ouvrages sont la suite logique des Malheurs de Sophie. En effet la Comtesse de Ségur utilise ces récits, et surtout le deuxième pour faire un voyage vers son Voronovo tant aimé. Cela lui donne l'occasion de retrouver les habitudes, les mœurs, la cuisine russes et elle nous présente un tableau intéressant de la civilisation russe, sans doute incomplet et inexact, telle qu'elle la voyait en cette deuxième moitié du XIX° siècle, elle qui n'était jamais retournée en Russie depuis l'arrivée en France de la famille Rostopchine en 1817.

"Le déjeuner sur l'herbe" version Dourakine (illustration d'Émile Bayard, Bibliothèque Rose, Hachette)

On apprend comment se déroule un mariage orthodoxe, avec des prières en slavon, qu'on déjeune de " kalatch, espèce de pain-gâteau ", on append même quelques mots de russe, pas toujours des plus aimables : " dourak, skatina, skareï ". On voyage en " téléga " et si le Général affirme que les paysans russes ne comprennent que le " knout " la Comtesse de Ségur par le canal de Dérigny fait vite comprendre qu'on en obtient davantage par la douceur. On voit ces mêmes paysans habillés en " robe de chambre ", dit Paul : robe de chambre de drap bleu avec une ceinture rouge, c'est la " caftane " explique Sophie. Par grand froid on porte une pelisse nommée " touloupe " et quand Paul et Jacques adoptent la caftane, les jeunes paysans leur baisent les mains, ce dont les Français s'étonnent. Les paysans ont une sorte de chef élu, le " staroste ", on peut les punir avec un fouet appelé " plette ", ils payent une redevance au maître, c'est " l'abrok ", les " dvarovoï " sont attachés au service particulier du maître et ne cultivent plus la terre, etc..

Ce sera au tour des Russes d'être surpris quand ils verront Dérigny servir à boire au Général : pour eux c'est signe d'une familiarité insupportable ! Le Prince Romane dans un récit dont la Comtesse de Ségur nous dit qu'elle l'a tiré " d'un livre historique plein de vérité… " nous raconte le convoi des condamnés à la déportation en Sibérie, leur vie dans ces déserts glacés et les péripéties de l'évasion. Pensons aussi au sort de la malheureuse Papowski, tourmentée et fouettée par " le capitaine ispravnik " dont Sophie nous explique que c'est " une espèce de juge de paix, de commissaire de police ".

 

La Papowski fouettée (Émile Bayard, Bibliothèque Rose, Hachette)

Le général, avec sa nièce Dabrovine et ses enfants, accompagnés de "Mr Jackson" redevenu le Prince Romane, et bien sûr de la famille Dérigny retournera à Loumigny, en passant par Ems et ses eaux.
Le titre du dernier chapitre: "Tout le monde est heureux. Conclusion" ne pourrait être plus ségurien.
C'est bien sûr le général qui arrange la vie de tout le monde. Il donne sa petite fille Natacha à Romane. Nous savons que le repas de noces fut "magnifique". malheureusement nous n'en avons pas le menu. Quel dommage. Ce devait être encore plus somptueux que pour le mariage d'Elfy! Jacques épousera la fille d'Elfy et Paul la deuxième fille. "Mais Elfy n'en a qu'une grand-père!" dit Natacha. "Cela ne fait rien! Elle en aura une seconde!" dit le général qui non content d'arranger la vie des vivants règle également celle des enfants à venir!

Il annonce aussi sa mort "dans les bras de notre bon curé". Il a donc renoncé à être "schismatique" comme le lui reprochait ce même "bon curé" dans L'Auberge de l'Ange Gardien.

 

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En 1962-1963, l'ORTF a présenté, dans le cadre du "Théâtre de la Jeunesse", une adaptation de l'Auberge de l'Ange Gardien puis du Général Dourakine. Ces oeuvres ont été reprises en septembre 2003 par la chaîne "Festival" (Câble et satellite). La Soeur de Gribouille a également fait l'objet d'une rediffusion sur cette même chaîne.

Le N° 2 des Cahiers Séguriens est consacré au Général Dourakine.

Pour le commander (9 euros + 3,20 euros de port):
Association des Amis de la Comtesse de Ségur
3, Rue de l'Abbé Derry
61270 AUBE
(vous pouvez vous recommander du Webmaster de ce site)

 

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