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LA TOUR DE MALAKOFF

Le tableau de la Prise de Malakoff a été exécuté par Horace Vernet pour la ville d'Autun (et figure aujourd'hui au Musée Rollin de cette ville), patrie de MacMahon. Ce dernier, alors général, est suivi de deux de ses aides de camp, dont l'un, celui qui est sur le plan le plus avancé, le colonel d'état-major Le Brun, est parvenu au sommet le plus élevé du mamelon de Malakoff. Le brave caporal Lihaut du 1° zouave, porte-fanion du général, agite, au milieu d'une pluie de balles et de boulets, le pavillon de marine attaché à la hampe du fanion; signal qui indique à l'armée que les Français sont maîtres de la position. Un officier anglais, resté inconnu, et dont la mission d'ailleurs n'est heureusement attestée par aucun document officiel, se présente au général, et, lui représentant la témérité d'une occupation, déclare que si le général ne renonce pas à l'avantage périlleux qu'il vient d'obtenir, le corps des Anglais abandonnera le terrain. Le général répond à l'émissaire "Libre à vous de vous porter où il vous plaira; quant à moi, je suis ici et j'y reste..." (ceci montre bien le peu de sympathie que les Français en général éprouvaient alors envers nos alliés et voisins!)

(adapté d'un commentaire paru dans L'Illustration du 8 janvier 1859 sous la plume d'Alphonse Dulong)